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Jeu 18 Mar - 14:58 par Decker

Et voila, comme prévu je ferme le forum.

Merci à tous pour ces deux années et à bientôt sur Rise of Shinobi.

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Naruto RPG - Rise of Shinobi

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Notre nouveau projet ouvrira ses portes vendredi 12 mars !

Cependant avant que nous ne lançions notre grande vague de communication nous ...

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Les méandres de l'énergie... [Bankai - Terminé.]

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Les méandres de l'énergie... [Bankai - Terminé.]

Message par Kaa le Sam 7 Nov - 0:03

Le dernier évènement en date, sur toutes les lèvres de la Soul Society, et plus particulièrement de ses hautes sphères, était la triste mort du Commandant Hitsugaya Tôshirô. Malgré les victoires considérables que nous avions pu remporter ce jour-là, cette triste nouvelle occultait toute lueur de joie. Quoi de plus normal ? La perte d'un mentor était toujours un fait grave, et ce Commandant était le mentor de toute la Soul Society. Le Rukongaï même, pourtant détaché des activités du Seireitei, pleurait ce grand Shinigami. Et la suite naturelle de ce décès commençait à se faire ressentir.
Tout me semblait vain. L'impression d'un manque au creux de l'estomac, je marchais au travers des quartiers favorisés du Rukongaï. J'étais redevenu le Shinigami débutant qui attend de trouver sa voie. Pourtant, mes objectifs restaient intacts : la puissance et la justice. Mais j'étais las. Trop pour m'entraîner, trop pour démêler le vrai du faux. Le doute immense et préjudiciable qui m'avait envahis au Hueco Mundo vibrait sans cesse dans mon corps. Pourtant, contrairement à mon habitude, je n'y réfléchissais plus.
Englué dans une aporie qui me renvoyait à mon propre accablement, je déambulais sans regarder devant moi, entre des personnages qui me semblaient sans visage, sans âme. Entièrement concentré sur moi-même, un "moi" extérieur, qui ne voyait rien, ne pensait rien, ne faisait rien plus que marcher sans but, je laissais toute ma situation se déverser sur moi par torrents irréguliers.
J'avais une fois rencontré le Capitaine Hitsugaya, car tel était son rang, à cette époque. C'était dans la première semaine de mon accession au Seireitei. Il m'avait appris les fondements du Kidô. Cet unique apprentissage, qui avait duré tout au plus une heure, avait vraisemblablement forgé mes aptitudes actuelles au Kidô, ainsi que mon acharnement à en découvrir toutes les parcelles. Je ne pouvais que lui en être reconnaissant. Aussi, la mort de cet homme me semblait contredire tout ce que j'étais.
Ensuite venait ce sentiment de faux qui émanait de la Soul Society. Etais-je réellement du Bon côté ? C'était la guerre, aussi il était nécessaire de tuer, comme je l'avais fait pour la première fois à Karakura. Laisser l'ennemi naturel choisir entre la vie et la mort, comme je l'avais aussi fait, aurait pu me coûter dans d'autres circonstances. C'était la guerre, et nos soldats étaient au moins aussi meurtriers que les autres. Pourtant, les Instructeurs de l'Académie semblaient nous avoir appris à idéaliser la Soul Society, comme si elle avait quelque chose à se reprocher.
Enfin, une dernière chose me minait. La relation qui me liait à mon Sabre, et qui le liait à moi, se faisait de plus en plus ténue. Mon style de combat pouvait se passer de lui, pas moi, et je ne voulais pas le conserver sans cesse à ma ceinture, comme une décoration.

C'est chouette de savoir que je suis pas une décoration.
-N'est-ce pas ? Personne ne te regarderait, même si je te tendais au-dessus de ma tête à bout de bras.
-N'as-tu jamais appris que dévisager une entité supérieure ne se fait pas ? Evidemment, que personne n'oserait porter les yeux sur moi.


Il n'y avait que pour ce genre d'échange que je refusais catégoriquement de me séparer d'Hakkyou.
Au bout d'une heure de marche, j'arrivais à un parc... Un parc familier. Toute l'Histoire de Raya me revint. Je l'avais rencontrée ici. Gardant malgré le choc des souvenirs, un masque impassible, je me dirigeais vers un banc et m'y assis. Comment allait-elle ? Pouvais-je décemment me poser la question, après ce que je lui avais fait ? Soudain, Hakkyou hurla dans ma tête, remontant à la surface de mon esprit.

HEY !
-Quoi, quoi ?
-Ca fait cinq fois que je t'appelle ! Te plonge pas dans des pensées comme ça, vu comme ça tourne, tu vas finir par te pendre ce soir. Rappelle-toi quelque chose de plus beau.
-Comme quoi ?
-Raya n'est pas la seule personne que tu as rencontrée ici.
-Oh.


C'était vrai... En fait, Raya n'avait été qu'un objet de dérangement dans ma recherche spirituelle de l'âme de mon Sabre. J'avais rencontré Hakkyou, ce jour-là. Sa démarche féline, et son aspect dément. J'avais vu sa longue robe blanche, qui, je ne l'avais compris que plus tard, était une camisole de force dont les pans se prolongeaient jusqu'au sol, traînant derrière son porteur, et dont les manches avaient été déchirées, demeurant trop longues pour les bras d'Hakkyou. Enfin, son visage maquillé, dessinant un sourire tordu sur un visage blême. Un regard pénétrant cerclé de noir, et une longue tignasse traînant jusqu'à sa taille, sans la moindre trace d'ordre.
L'instant après ma remémoration, je me trouvais en moi, avec Hakkyou en face de moi. Je ne le voyais rarement, mais l'entendais souvent. Par cette voix grinçante, devenue si familière, il me souhaita la bienvenue, en s'inclinant, en retirant son haut-de-forme blanc, dans une révérence gracieuse et grotesque à la fois :


"Bienvenue à la Maison, Kaa."

Je souris faiblement, et mimais la révérence, restant raide et maladroit dans ce genre de démonstrations. Nous nous regardâmes sans parler pendant un moment. Notre symbiose était complète, aussi, nous n'avions pas besoin de mots. Ce parc avait entraîné un processus de remémoration, et tous les aspects de notre lien apparurent dans notre esprit. Discussions, combats, transmissions inopinées de rêves (à éviter, c'est parfois effrayant). Puis, nous nous tournâmes vers le futur. Des ébauches de techniques qui avaient germé dans mon esprit. Utiliser Hakkyou comme réceptacle à des sorts de Kidô, prolonger sa lame matérielle d'énergie, l'utiliser comme un piège sournois en le plantant dans le sol, et faire partir un Byakurai du bout de sa lame. Quantité de choses intéressantes stratégiquement, possible techniquement, mais encore hors de portée pour ma maîtrise de l'énergie. Mais quelque chose restait accessible.

"Tu veux qu'on fasse ça, gamin ?"

Le ton moqueur était revenu. C'était un défis à mon intention pour me motiver. C'était ainsi que nous fonctionnions, face à une difficulté. Je répondis :

"Si tu t'en sens capable..."

Nous échangeâmes un sourire, et nos yeux se fermèrent. Je ne savais pas comment cela marchait. Mais une chose était sûre. Pour mieux parvenir au résultat que je recherchais, il me fallait fouiller au plus profond de moi. C'était une chose innée qui ne demandait qu'une chose : qu'on la déterre. Une arme formidable, qui conférait à son combattant un surplus d'énergie, et à son sabre, sa forme suprême. Bankai.





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Repos.

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Entraînement 1/2.


Dernière édition par Kaa le Mer 17 Fév - 12:46, édité 1 fois

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Re: Les méandres de l'énergie... [Bankai - Terminé.]

Message par Kaa le Sam 14 Nov - 22:57

Que savais-je du Bankai ? Absolument rien. Tout ce que j'en percevait était soit théorique, soit en rapport avec les libérations de mes adversaires passés. Le long sabre doré de Debido Inzuma, les griffes de Kay Arusa étaient ceux auxquels je m'étais le plus intéressé. La plus grande manifestation que j'avais pu noter était le changement d'énergie Spirituel. Non que la matière de cette dernière ait changé, mais elle semblait se développer, prendre plus de place et de poids dans l'air environnant. En fait, je soupçonnais le Bankai d'exalter la puissance Spirituelle du Shinigami en la mélangeant à celle de son Zampakutô, jusque là inactive. Je n'avais pas eu plus d'informations durant mon éducation à l'Académie, et je ne m'y étais pas intéressé avant ce jour, car je me concentrais sur l'énergie Spirituelle du Shinigami, et ses manifestations, que l'on appelait Kidô, ou Art Nécromant.
Hakkyou ne semblait pas plus savant que moi sur ce point, aussi ne prononça-t-il pas le moindre mot, me laissant réfléchir sur le moyen d'y parvenir. Perdu dans mes réflexion j'étais parvenu à une conclusion aporétique : je ne savais pas par quel moyen je pouvais libérer le sceau final de mon Sabre, et je n'avais aucun moyen de le savoir. Tout sentiment d'exaltation s'envola, remplacé par une extrême lassitude.


"Moi seul de tous ces faussaires, je sais : je ne sais rien.
-Pardon ?
demandais-je, me remémorant soudain la présence "physique" de mon Sabre derrière moi.
-Je citais un truc que t'as lu chez le vieux, il y a un temps. Ca coïncide avec une aventure de Socrate, aussi. L'on est sage car on admet ignorer les choses.
-C'est bien beau, mais je vois pas où ça nous mène.
-A rien. Néanmoins, si tu ne sais pas comment faire, ne t'acharne pas à le découvrir. On peut s'y prendre autrement.
-Hmm... T'as une idée ?
-Disons que nous recherchons à me libérer totalement. C'est ainsi que se définit l'acte d'activer le Bankai. Tu sais déjà me libérer partiellement. C'est un indice, n'est-ce pas ?
-Je vois ce que tu veux dire. Il me suffit de libérer deux fois plus de puissance.
-Voila... Non, imbécile,
se reprit-il intentionnellement, si c'était si facile, tout le monde pourrait le faire.

La joie d'avoir devineé s'effaça, et je ressentis une certaine envie de meurtre, face à cette ironie pour le moins déplacée. Sachant ce que je pensais, je le vis faire une révérence, et reprendre la parole :

-Il y a autre chose, que tu fais, à ce moment-là. J'espère que tu t'en rends compte.
-Eh bien,
hésitais-je, je suppose que je pense au fouet de ton Shikai ?
-Non, autre chose... Hmm... Je vais m'y prendre autrement : dans quelles circonstances ne pourrais-tu pas libérer mon premier sceau ?
-Oh,
répondis-je, réalisant ce qu'il voulait dire. Je ne pourrais pas le faire si tu ne veux pas changer. Autrement dit, pour y arriver, nous devons nous "synchroniser", en quelque sorte.
-Exact. Seulement, nous sommes loin d'être la même entité, lors du Shikai. C'est ça, je pense, que nous devons réaliser pour accéder au Bankai.


C'était évident. Je souris à son intention, et réalisais par quel moyen il avait réussi à me faire trouver la réponse. Mon sourire s'effaça, et mon imagination se débrida. Non, impossible. Ca ne pouvait pas être vrai... Et pourtant... Cédant à la curiosité, je lui posais la question :

-Dis-moi, tu n'aurais pas rencontré Socrate, toi, dans ta vie ?
-Quel idiot tu fais, bien sûr que non !
-Ah, ça me rassure... J'ai cru un moment...
-Par contre,
m'interrompit-il, j'ai rencontré Platon, son disciple. Et je vais te dire, c'est bien mieux, car Socrate était un bel abrutis. En fait, il était tout l'inverse de ce que Platon décrivait dans ses écrits, et si tu veux savoir, toutes les conjectures illustres dont tu as entendu parler ne sont absolument pas du vieux fou. Mais tu sais, on est mieux vu dans la société Grecque si notre mentor est un martyr, alors Platon l'a retranscris ainsi, et il a sacrément bien vécu.

Je ne répondis pas, bouche bée devant le bonhomme étrange et mystérieux qui me tenait lieu de Sabre. Quand je repris mes esprits, je lui hurlais dessus :

-Et toi, tu passes ça sous silence, comme si avoir connu un type illustre dans le monde humain n'était qu'une broutille ? Je vois pourquoi on peut pas devenir une seule entité, si tu gardes ce genre de chose pour toi, je vois pas comment ça pourrait être le cas.
-J'aurais bien une idée... Mais elle est affreusement déplacée.


Voyant dans son esprit ce à quoi il pensait, je fis une grimace et secouais la tête pour penser à autre chose, tout en hurlant de plus belle :

-Arrête de penser à ce genre de choses assez fort pour que je puisse les voir !
-Je croyais que tu voulais tout savoir,
rétorqua-t-il, avec malice.

Cela me calma immédiatement. Nous étions dans une impasse, et il faisait de son mieux pour me détourner ce cette fatalité. Cependant, une idée me vint sur-le-champs, et je lui en fis part, avec un sourire tordu.

-Un grand homme a un jour dit que l'être tout entier de la personne se manifeste dans sa manière de combattre.

En un instant, le même sourire tordu apparut sur le visage d'Hakkyou. Ses yeux se plissèrent, et il attrapa son haut de forme par un bord, avant de le retirer de sa tête, et de le porter à son coeur.

-Il ne m'a malheureusement jamais été donné de rencontrer ce grand homme.

Soudain, il enfonça une de ses mains dans le chapeau, et sortit une épée tordue, dont la conception semblait avoir été laissée à la folie elle-même. Sur un mètre cinquante de long, toutes les courbes et les angles semblaient faits pour pénétrer dans la chair de l'ennemi, et d'en extraire les organes par le même chemin.



Dans ma propre main, une épée semblable à un Zampakutô classique apparut, et je me concentrais sur la posture, le moindre de ses gestes, et ses capacités, tant physiques que spirituelles. Il avait l'air faible, plus grand que moi, et sans le moindre avantage musculaire. Seule la longueur de ses membres pouvait m'être préjudiciable. Il ne fit pas un mouvement attendant seulement que j'attaque. Il avait replacé le haut-de-forme sur sa tête, et se tenait droit , l'épée baissée, comme si le combat n'avait pas encore commencé. Pourtant, ses yeux n'exprimaient plus la malice habituelle. Il était plein de sérieux, et d'attention. J'en étais sûr, le moindre de mes gestes était passé au crible.
Soudain, je tendis une main dans sa direction, afin de lui envoyer un de mes serpents noirs. C'est à ce moment-là que j'entendis dans ma tête sa voix qui hurlait avec un ravissement furieux :


-Je t'ai eu !

Son visage changea du tout au tout, et avant qu'il ne disparaisse, réalisant un Shunpo, ce que je pensais impossible pour une âme, je vis ses traits perdre leur calme mortel, et revêtir un masque terrifiant tant l'envie de tuer se ressentait dans chaque parcelle de son visage. Je connus la peur, mais me repris vite. Il n'hésiterait pas à m'empaler sur cette lame irrégulière, son visage ne mentait pas.
Quand je réalisais qu'il avait disparu, je supposais qu'il se trouvait derrière moi, et me retournais d'un bloc. Rien. Je sus soudain qu'il était au-dessus de moi, et je levais les yeux... Mais il n'y était pas.


-Par ici."

Je baissais soudain le regard, réalisant qu'il se trouvait à l'endroit que j'observais un instant plus tôt, arme tendue à bout de bras. Il allait décrire un arc de cercle à l'élan si violent que je ne pourrais le parer. De plus, j'étais trop surpris pour m'échapper d'un Shunpo. Il ne me restait qu'une chose à faire. Je serrais les dents, baissais mon arme, et plongeais droit sur lui. Dans le meilleur des cas, je pouvais profiter de ses longs bras, et rentrer dans une zone où l'arme ne pourrait pas me toucher. Dans le pire des cas, l'élan de le lame ne me blesserait que superficiellement.
Cependant, alors que je sautais dans sa direction, il fit un saut en arrière. Son visage exprimait une joie hystérique, et une folie furieuse. Il avait tout prévu. Mon coeur s'arrêta quand je me rendis compte que l'arme allait me trancher en deux. Du coin de l'oeil, je la vis arriver à toute vitesse... Si vite... J'avais perdu si vite, face à Hakkyou. L'esprit de ma lame allait me tuer, et il était clair, maintenant que je n'étais pas digne de ce Sabre. Mes yeux se fermèrent, et j'attendis la fin...





"Hé, gamin.

A genoux sur le sol, je rouvris les yeux, et relevais la tête. Il ne me semblait pas être mort, mais qu'en savais-je ? Hakkyou se tenait au-dessus de moi, un air triomphant et un large sourire moqueur sur le visage, son arme fantastique sur l'épaule. Il se pencha vers moi, et me secoua les cheveux, comme on le fait avec un chien qui montre une adorable niaiserie à ramener un bâton. Il se foutait de moi. Je serrais les dents, et me relevais... Je réalisais que j'étais encore vivant, mais que j'avais vraisemblablement perdu connaissance un instant.

-Un instant ? Une demi-heure, sur les genoux, les bras ballants.
-Tu mens, je le vois dans ton esprit... Tu es trop lisible... Oh, merde...
-Ah, ça y est, tu as finalement compris, me dit-il, son sourire s'élargissant.


C'était le cas. Tout le long de ce combat, il n'avait eu qu'à lire mes intentions dans mon esprit, à et à se déplacer, et attaquer en conséquence. Je m'étais fait avoir, et c'était encore plus douloureux que si j'avais perdu équitablement.

-Ne parle jamais en terme d'équitable, ou non. Que ça te serve plutôt de leçon. Ce n'est pas que tes pensées. C'est aussi ton regard. Tu fixes l'endroit que tu vas attaquer. Ce sont aussi tes jambes. Tu les fléchis quand tu te prépares à foncer sur l'adversaire. Tout ton corps, pour un expert, serait une indication qui lui permettrait de voir plusieurs coups à l'avance. Tu dois corriger ça. Mais aujourd'hui, commence simplement par ne pas penser trop "fort". Cela se ressentira beaucoup dans tes gestes."

J'écoutais, et malgré mon emportement, je réalisais qu'Hakkyou avait entièrement raison, et que j'étais loin de pouvoir me prétendre maître du combat. Je n'avais jamais rencontré d'être aussi puissant que l'esprit de mon Sabre, même si c'était différent de la Puissance habituelle. Il était observateur, et ne laissait aucun détail lui échapper. De plus, sa capacité de réaction était impressionnante. Etant donné qu'il lisait mes pensées, et agissait en conséquence, il aurait dû avoir un constant temps de retard sur moi... Il n'en était rien.
L'accession au Bankai était encore loin, mais je commençais à mieux cerner l'esprit de mon Sabre. Il me fallait me montrer à la hauteur de cette arme, avant de prétendre pouvoir la libérer de son ultime sceau.





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Re: Les méandres de l'énergie... [Bankai - Terminé.]

Message par Kaa le Mer 18 Nov - 22:04

Cela faisait maintenant plusieurs heures, que j'avais l'impression de porter des attaques meurtrières, et de parer les contre-attaques d'Hakkyou. J'avais clos mon esprit équilibrant plus ou moins le combat. Mais nous avions beau faire virevolter nos lames dans tous les sens, je ne voyais pas le bout de cet entraînement, ni de lueur annonçant la proximité du Bankai. Aussi avais-je totalement changé d'objectif. Je ne voulais plus accéder directement à cette libération. Ma priorité était de vaincre mon Sabre, qui se débrouillait étonnement bien dans l'art du Zanjutsu.
Non, ce n'était pas ça. J'avais rencontré des Shinigamis infiniment plus doués. En vérité, Hakkyou était à mon exacte mesure. L'idée me traversa qu'il se contenait, qu'il limitait sa force. Son visage ne trahissait pas le moindre signe d'épuisement, alors qu'une sueur brûlante commençait à perler sur mon front, chassée par mes mouvements, et immédiatement remplacée par une autre coulée. Mais les âmes pouvaient-elles ressentir la fatigue ? Je n'en savais rien.
Le monde imaginaire dans lequel nous nous battions avait changé. D'abord, ça n'avait été qu'un immense pièce obscure que j'avais matérialisée par la pensée, mais au fur et à mesure que les coups pleuvaient, le décor changeait. Tel coup me faisait penser à un combat contre Debido Inazuma, et nous nous retrouvions dans une salle d'entraînement de l'accadémie. Une de mes feintes me fit me souvenir de mon combat contre un dénommé Ryoku, et la grande rue adjacente aux bâtiments résidentiels s'imposa dans mon esprit.
Tous mes précédents combats se suivirent dans ce monde imaginaire. Même le ciel de Karakura et le sable du Hueco Mundo furent témoins de notre affrontement.
Mais je remarquais de depuis près d'un quart d'heure, d'après mes estimations (sans doute faussées par le caractère trépidant du combat), le lieu dans lequel nous combattions était resté le même. Pourtant, ce lieu n'était pas un lieu de combat passé.
Il y avait des arbres autour de nous, un chemin terreux sur lequel les traces témoignaient des nombreux passages qu'il avait subis. Et en un instant, je compris. Le silence avait disparu. Le vent soufflait à mes oreilles, me rapportant des cris d'oiseaux diurnes, et des cris plus humains. D'un coup, au terme d'une passe d'arme, Hakkyou et moi nous retrouvâmes face à face, à bonne distance. J'avais réalisé que l'endroit que nous occupions désormais n'était pas sujet à mon imagination. Bien au contraire. Le banc sur lequel j'étais assis, avant de plonger dans les méandres de mon esprit était en lambeaux, à quelques pas sur ma gauche. Hakkyou l'avait compris aussi : nous étions dans le monde réel.
Des habitants du Rukongaï s'étaient massés en une foule compacte, hurlant des encouragements à notre égard, ou des injures. Un sentiment de surprise me noua l'estomac. Hakkyou était bien en face de moi, réel, et les habitants du Rukongaï le voyaient aussi bien que moi.

Serait-ce un progrès ? Tu m'as matérialisé dans le monde réel.

Il parlait dans ma tête. Nous n'étions pas vraiment deux entités distinctes mais son corps était apparent, et palpable, dans ce monde. Effectivement, ce ne devait pas être impossible, vu que mon Sabre était une âme au même titre que les habitants du Rukongaï.

Décampons. Combattre devant des civils veut dire deux choses : si la Soul Society l'apprend, elle dépêchera quelqu'un. Et on risquerait de blesser quelqu'un.

D'un Shunpo, nous fûmes bientôt à des lieues de là, dans une zone déserte du Rukongaï.





"Tu te rends compte de ce qu'on a fait ?
-Oh oui. Tu n'imagines pas à quel point. Je n'avais jamais été si réel. C'est une sensation étrange... Même mon précédent porteur n'a jamais réussi un truc pareil.
-Je ne savais pas qu'un truc comme ça était possible. Et je n'ai pas conscience d'avoir fait ça.
-C'est sans doute un procédé de fusion. Ca ne durera pas longtemps, à mon avis, mais ça veut sans doute dire que nous sommes parvenus à un niveau proche de la symbiose totale. Impressionnant.


Je le vis jouer de ses articulations, donner un ou deux coups dans le vide avec son épée, un sourire distendu sur le visage. Il était plus heureux que jamais. Je savais qu'il affectionnait particulièrement cette idée, d'avoir un corps dans le monde réel. C'était la raison pour laquelle il s'était approprié le mien, par deux fois. Je souris à mon tour, considérant finalement que le Bankai n'était pas hors de portée. Néanmoins, je n'avais pas oublié mon envie de le vaincre.
Dés que cette pensée traversa mon esprit, toute son attention se focalisa sur moi. Hakkyou connaissait aussi bien que moi ce qui allait suivre. Je serrais mon Sabre, et m'élançais. L'affrontement reprenait. Pourtant, quand les premiers coups furent portés, je décidais de changer de stratégie. D'un Shunpo, je me mis à bonne distance, main levée. C'était là ma réelle spécialité : le Kidô.
Une sphère d'énergie s'échappa de ma paume et fonça droit sur lui. Je n'avais pas encore utilisé ce genre d'attaque, par remord. Pouvais-je décemment utiliser le Kidô sur une âme dépourvue de capacités spirituelles ? Mais je n'arriverais à rien par la voie normale. Le Hadô poursuivait sa course, quand une sphère de même dimension heurta mon sort. Surpris, je levais les yeux. J'avais compris avant même de voir l'homme au regard brillant de folie, avec un bras levé, pointant ma direction. Nous avions les mêmes aptitudes. Nos capacités étaient identiques, c'était la raison pour laquelle sa maîtrise du Sabre m'avait parut si proche de la mienne. Ma surprise fut immédiatement remplacée par de l'ardeur, et une bonne dizaine de stratégies s'agencèrent dans ma tête, pour le vaincre.
Je ne pouvais pas perdre pour ce qui était des stratégies tordues. Pourtant, je ne pouvais utiliser celles auxquelles j'avais déjà pensé une fois, ou Hakkyou la déchiffrerait rapidement. Mais ce n'était pas un problème.
De ma main, toujours tendu, s'échappa une nouvelle sphère de Reiatsu. L'âme de mon sabre réagit comme je l'attendais, par le même sort. Les deux sphères énergétiques fonçaient l'une vers l'autre, comme deux soeurs jumelles dont le seul désir est d'unir leurs essences. Mais j'avais d'autres projets pour ma sphère. Un instant avant que les Hadô ne se rencontrent, je manipulais le Kidô contenu dans mon assaut, et la boule bleutée de transforma immédiatement en une toile d'araignée constituée de chaînes. Et comme prévu, le Hadô lancé par Hakkyou percuta le centre de la toile. J'avais gagné.
Lors de la transformation, les chaînes avaient augmenté la vitesse de mon sort grâce à leur plus grande pénétration dans l'air. Le Hadô de mon adversaire resta dans la toile, et l'ensemble plongea vers lui, de manière à le prendre au piège, et lui faire subir la puissance de sa propre attaque.
Pourtant, Hakkyou ne bougea pas d'un pouce, et ne se départit pas de son sourire. Il fit un geste, et la structure de sa sphère se modifia en pleine course. Une grande surface noire, aussi étendue que ma toile, se forma en un instant, et sa surface fut bientôt parsemée de clous acérés de taille monstrueuse. Certains de ces clous passèrent dans les maillons de mes chaînes, qui restèrent solidement attachées à cette surface. Mais je n'étais pas inquiet. Au mieux, Hakkyou se débarrassait du danger d'emprisonnement, mais l'ensemble filait toujours dans sa direction. Bientôt, je ne pus plus voir mon adversaire, à cause de la surface noire, mais je ne craignais pas une attaque surprise. Sa position m'étais aisément signalée par son énergie spirituelle. Pourquoi ne bougeait-il pas ?
Soudain, je compris. Dans le schéma de son énergie, que je voyais clairement dans ma tête, je ressentis une grande concentration de Kidô dans ses deux mains. Je savais ce qu'il comptait faire. Dés lors, c'était un combat d'usure mentale. Voir un coup à l'avance était obligatoire. Celui qui n'y réussirait pas perdrait.
Avec deux Hadô au maximum de leur puissance, Hakkyou frappa la surface cloutée, en faisant dévier la trajectoire. Mais j'avais déjà préparé la contre-attaque. Pour la première fois depuis longtemps, j'invoquais un sort de Kidô utilisé par tout Shinigami détenant le pouvoir nécessaire.


"Kin, Bankin, Bankin Taihô !"

Mon énergie, comme absorbée par ces simples syllabes, explosa hors de mon corps, se dispersant, et se rassemblant en trois lieux différents. La première manifestation fut immédiatement sur Hakkyou, et l'immobilisa un instant, avant d'être détruite. C'était évident. Hakkyou avait lu en même temps que moi les descriptions de cette technique. Aussi, il savait très bien qu'un sceau apposé sur ses mouvements lui serait fatal. La seconde manifestation plongea sur lui, venant du ciel. De nouveaux liens, plus puissants que les premiers s'emparèrent à nouveau de son corps, immédiatement suivis de centaines de pointes acérées. Mais il s'y attendait. Les liens furent rapidement tranchés, et il se sortit à temps de la trajectoire des aiguilles.
Je n'avais pas de temps à perdre. Si je ne le mettais pas KO avec la dernière manifestation, la surface noire tomberait de tout son poids sur moi, et me tuerait sans doute. Or, manipulant une si grande quantité de Reiatsu, faire un pas m'était impossible... S'il parvenait à esquiver la manifestation rocheuse, il aurait gagné... Du moins, c'était ce qu'il pensait.
D'un geste, je fis apparaître la masse de pierre sculptée, et la fis tomber violemment. Sans aucune résistance, elle écrasa la surface noire, et mon Bakudô, les réduisant à néant, et fis se soulever une masse poussiéreuse. Dans la confusion, j'envoyais dans la direction présupposée d'Hakkyou deux sphères bleues, et intériorisais mon Reiatsu.
S'il ne faisait pas rapidement de même, je pourrais le cueillir. J'avais un avantage, celui de la surprise. Désormais, le combat se ferait en aveugle. Avec un tel choc, la poussière mettrait sans doute une minute avant de retomber... J'aurais dû être épuisé, après avoir utilisé tant de pouvoir, mais ce combat captivait mes sens et mes sensations. Rien, ni personne, pas même moi, ne pourrait m'empêcher d'aller aussi loin que possible pour vaincre ce qui semblait être mon alter-égo...





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Re: Les méandres de l'énergie... [Bankai - Terminé.]

Message par Kaa le Mer 17 Fév - 12:42

Une minute. Cela ne prit pas plus longtemps, avant que la poussière ne tombe. A cette nouvelle lumières, nous fîmes en même temps le constat de nos blessures et de celles de l'adversaire. Ce fut avec une immense satisfaction que je constatais ma supériorité. En face de moi, son épée cauchemardesque à la main, esquissa une grimace qui tranchait avec son air joyeux de sadisme habituel. Mais son sourire revint bien vite, et il prit la parole.

"Ces passes d'armes n'auront pas servi à rien, en tout cas. Tu es devenu plus fort que moi, dans le combat à l'aveugle. Au fait, ton Kin Bankin était impressionnant. Je n'aurais jamais pensé que tu utiliserais un truc pareil.
-C'est la raison pour laquelle je l'ai utilisé. Mais tu l'avais deviné, n'est-ce pas ? Face à une partie de soi-même, il faut utiliser l'instinct et improviser incessamment. Je suis persuadé que si j'utilisais maintenant l'un de mes Serpents Noirs, je serais fini ?
-Parfaitement."


Son sourire s'accentua. Je souris à mon tour. J'étais sans doute aussi fier de moi qu'il l'était. De concert, nous repartîmes à l'attaque, enchaînant coups de Sabres et Hadôs. Esquiver les coups n'était pas une option. Nous parions et attaquions dans l'élan, de peur de laisser à l'autre un temps d'avance. Nos styles étaient tellement semblables que j'étais depuis un moment parvenu à la conclusion qu'Hakkyou disposait de l'exact équivalent de mes capacités. La seule différence, excluant son arme, plus propice aux coups de taille que d'estoc, était sa mentalité, qui dépassait de loin la sournoiserie de la mienne, et qui souvent, m'obligeait à utiliser des ruses affreusement tordues, qui manquaient leur cible la plupart du temps. Sur ce point, j'étais battu. Mais plus le temps passait, plus je poussais ma vitesse, utilisant ses mouvements compliqués pour le forcer à abandonner les mouvements larges. Le surpasser n'était pas aussi impossible qu'il m'avait paru.
Au terme d'un échange de coups particulièrement violents, je fis jaillir pour la première fois le sang de son corps. J'avais finalement atteint son bras gauche, sur lequel se promenait maintenant une longue entaille. Il recula immédiatement, et un instant se déroula sans qu'un mot perce le silence, ou qu'une charge se fasse. Il porta le regard sur sa blessure, puis sur moi, et son sourire s'élargit, découvrant ses dents blanches. Une lueur dangereuse passa dans ses yeux, et sans qu'il parlât, je sus qu'il avait décidé quelque chose. Dans une attente soudain empreinte de peur, je l'observais. En un instant, sa puissance Spirituelle sembla doubler. Ses longs cheveux furent secoués par une bourrasque qui ne résultait pas du vent, mais de l'émanation de sa propre puissance. Je restais interdit. Il avait dévoilé sa force véritable... J'étais à fond... Impossible.
A nouveau inaccessible, non plus par son expérience du combat, mais par sa puissance brute, Hakkyou me faisait face, me suffocant de sa puissance.


"C'est tout ce que tu as ?"

Il me narguait. Il avança, lentement, cette fois, et avant d'en avoir conscience, je fis un pas en arrière. J'avais peur de cette puissance. J'étais démuni. Il répéta, plus fort cette fois, sa question, et je ne répondis pas. Il s'approchait dangereusement, presque à porté. Il leva son épée au-dessus de sa tête, et hurla une dernière fois :

"C'est tout ce que tu as ?
-Non !"


Ma voix avait surgi avant que j'aie pu la contenir. Non, ce n'était pas tout ce que j'avais. Je pouvais l'égaler à nouveau. Le levais mon arme de façon similaire, et puisais dans mes réserves Spirituelles, afin d'équivaloir à son niveau de pression Spirituelle. C'est alors que je compris sa réelle question. Non, j'avais plus que ma propre puissance... J'avais aussi la sienne... Comme il l'avait fait avec mon Energie, je puisais dans sa force, qui résidait, enfouie profondément en moi. D'un coup, cette puissance m'envahit, et me submergea, me donnant une force comme jamais je n'en avais possédé. C'était inhumain. Je n'étais alors plus un humain. J'étais un lac qui tire sa source de deux affluents. Une fusion entre lui et moi. Nous n'étions qu'un. Bankai.
Nos lames s'abattirent en même temps, et une lueur à la fois éblouissante et sombre m'aveugla, naissant de l'impact de nos deux lames. Mes pieds perdirent leur appui sur le sol, et je sentis que je m'élevais verticalement. Quelque chose d'incroyable était en train d'arriver. Le Sabre dans ma main vibra si fort qu'il en fit trembler mon bras. Une voix, qui n'appartenait ni à moi, ni à Hakkyou s'élevant de mes lèvres hurla.


"Bankai !"

Une explosion silencieuse dissipa la lueur et rétablit ma vision. Hakkyou n'était plus face à moi. Je savais où il était. Ma Lame n'était plus droite, mais tordue, formant des angles imparfaits. Ce n'était pas précisément celle que portait Hakkyou, mais elle y ressemblait, bien qu'elle soit autant adaptée à la taille qu'à l'estoc. Ma robe noire de Shinigami avait disparu, laissant place à une camisole d'un blanc sale. Je pouvais aussi sentir sur mon visage les contours noircis de mes yeux, et le teint hâlé que portait Hakkyou.

"Nous avons réussi."

Ma voix était étrangère. Elle comportait des consonances de celle dont j'usais habituellement, mais était aussi éraillée que celle d'Hakkyou. Une fusion totale. Mon bras bougea sans mon consentement, et secoua mes cheveux verts, qui eux, n'avaient pas changé.

Bah, c'est aussi bien, les cheveux longs sont loin d'être un avantage en combat.
-Tu peux utiliser mon corps à volonté ?
-Si ça te déplaît, autant arrêter. C'est ce qu'est le Bankai.


Il ne semblait pas étonné de son état. Mais je me doutais que la folie incarnée n'avait pas de problème d'adaptation. La situation la plus incongrue devait lui paraître normale. Soudain, ce même bras bougea, empoigna la camisole, et la releva rapidement. En-dessous, j'étais nu comme un ver. Avant que je songe à l'empêcher de dévoiler cette partie de mon corps, il cria, étranglé de rire.

Ah, ça c'est à toi, héhé.

Quand je réalisais ce dont il parlait, je repris, affolé, le contrôle sur mon bras, et révoquais le Bankai d'une pensée. Un bref éclat lumineux vit mes vêtements et mon Sabre basique réapparaître. Hakkyou se marrait toujours, et je lui hurlais dessus, lui jurant que plus jamais le Bankai ne verrait le jour. Assurément, je mentais, et malgré l'incident, j'étais tellement heureux d'avoir réussi que ma rancoeur ne dura pas jusqu'à la nuit.





Spoiler:
Entraînement 1/3.


Spoiler:
Repos.

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Faire un mentor en Zan, ça craint... Ceci était un communiqué du K4K - Kaa for Kidô

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