Fermeture
Jeu 18 Mar - 14:58 par Decker
Et voila, comme prévu je ferme le forum.
Merci à tous pour ces deux années et à bientôt sur Rise of Shinobi.
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Naruto RPG - Rise of Shinobi
Mer 10 Mar - 14:12 par Decker
Notre nouveau projet ouvrira ses portes vendredi 12 mars !
Cependant avant que nous ne lançions notre grande vague de communication nous ...
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Changement de personnage : Jeshin > Reitan'
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Changement de personnage : Jeshin > Reitan'

HRP
- Age : 18
Raison du changement : Les précédents changements de template - Volonté de respecter au mieux mon rôle de Negra Destruccion.
RP
- Nom : Karakura. A défaut de se souvenir de son nom, on lui donne celui de la ville où il a vécu.
Prénom : Reitan'.
Zanpakutô : Hitomishiri.
Il s'agît là d'un zanpakutô encore bien mystérieux. Sous l'égide d'une ascendance au lion, Hitomishiri s'avère devenir, en forme shikai, un sabre particulier, son manche se rallongeant pour que la lame se raccourcisse en longueur et grossisse en largeur. Il donne l'impression d'être une forme hybride entre lance et manchette, la couleur du métal se teintant d'un noir salit par nombre de traces de griffes ressuscitant le gris de base tandis que de deux dés viennent se suspendre à deux fils se rattachant à la pointe du pommeau. Le seul phénomène connu quant à ses techniques est la capacité qu'il a d'agir indépendamment, s'il le souhaite, du porteur, pour multiplier une série de rayons dévastateurs. Il s'octroie parfois la faculté de rugir.
Origine : Shinigami.
Faction : Hueco Mundo.
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Reitan'- Azul Destrucción

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Faction: Hueco Mundo
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Inscrit le: 19/01/2009
Feuille de personnage
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Re: Changement de personnage : Jeshin > Reitan'
"Le shinigami des ténèbres", extrait des confessions de Reitan', un ange au service des démons.
I - Trépas
- Amoureux, amoureux, amoureux, je suis amoureux !
C'est du moins ce que j'aurais voulu dire si ma dulcinée avait su entendre mes mots avant que ne sonne la glas de mon existence. Un sombre épisode qui détruisit tout ce à quoi j'avais travaillé. Naguère, j'étais un homme heureux. Fier et droit, comblé par les affaires, partisan d'une attitude mondaine qui faisait de mon nom celui qu'il fallait garder dans son carnet, j'étais le trône d'un bonheur abouti. Tout semblait utopique autour de moi, beau, trop beau. La réussite n'avait plus pour adversaire que la patience, l'échec ayant été mis à mal par l'ensemble de mes performances. Euphorique, j'avais même cru parfois devenir sultan, siéger sur le divan d'une gloire volée, car trop aisée à obtenir. Invité dans chacune des manifestations oisives de grande échelle dans tous les milieux nobles, heureux fiancé d'une perle plus attentionnée que ne l'avait été ma propre mère avec moi, tout me souriait. Sauf la concurrence.
Je n'ai toujours pensé qu'à moi, et ce tout le long de mes années vécues, mais prématurément stoppées. Né de je ne sais plus qui, je me souviens avoir bénéficié d'une luxure prononcée dès mon plus jeune âge. Avilit dans l'oeuf, je m'étais vite considéré comme le centre du monde. Quand, gâté jusqu'à en pourrir, la petite rose que j'étais laissa ses pétales se ternir pour fabriquer un venin sur chacune de ses épines, je fus rapidement perçu comme le digne héritier des biens de mon paternel (lequel exigeait de son successeur une cruauté sans bornes), ma mère n'ayant jamais eu l'occasion d'imposer une quelconque autorité dans le domaine familial. "Incapable de s'élever vers Dieu, la femme est toutefois munie d'un escabeau pour s'élever le plafond", qui n'attend jamais qu'elle pour être dépoussiéré. Je l'ai toujours traité en chienne, tant au sens figuré que véritable : gamin, j'entourai parfois sa nuque d'une laisse et la forçait, de temps en temps, à me suivre à quatre pattes. Je dis cela parce que j'imagine ce détail important pour vous signifier à quel point elle me fut soumise, et à quel point j'en profitais. Pourtant, je ne regrette pas mon comportement d'autrefois; c'est ainsi que j'eus toujours été éduqué, les coupables ne pourront en vouloir qu'à eux-mêmes. Il faut considérer qu'un enfant n'a de limites que celles que ses géniteurs sont capables de lui présenter. Suffit qu'on les lui laisse ouverte et la bouille d'ange se corrompt d'elle-même. Néanmoins, c'est ce même abus de mes pouvoirs qui m'a permit de savoir maîtriser les circonstances à mon profit, usant de mes capacités manipulatrices à bon escient, toujours dans l'optique d'en tirer le meilleur profit possible.
Puis, avec le temps, j'avais muri, creusant plus profondément dans le riche gouffre de ma vie, et y trouvant des saveurs plus grandes encore que les petits délices dont l'enfant s'était satisfait. Et la mort de ma mère, accidentellement étouffée par une chaîne qu'elle s'était, selon ce que disent les documents officiels, glissée autour du coup pour "s'amuser", marqua dans ma vie un tremplin définitif dans la rébellion des moeurs que je soutenais. La sotte fut découverte comme atteinte de problèmes psychopathologiques après sa mort, mais personne ne su jamais comment l'on su découvrir les problèmes psychiques de la défunte après qu'elle eut rendue l'âme, et cessé toute activité cérébrale par la même occasion. Seul mon père émit quelques soupçons à mon égard lorsqu'il appris qu'elle avait une laisse le jour de son trépas, et que je me situai dans la même pièce tandis qu'elle expira son dernier souffle, mais qu'il ne me fut pas dans l'idée d'alerter les secours avant l'arrivée d'un domestique. La psychiatre qu'il consultera prétendra que l'évènement put être trop choquant pour quelqu'un d'un âge si sensible, et qu'alors la découverte du cadavre d'un proche aurait pu ankyloser toute initiative de ma part. Personnellement, j'avais trouvé l'aventure plutôt amusante. Vous l'aurez compris, il fut autrefois très imprudent d'oser me provoquer, mes méthodes punitives étant jadis quelque peu incontinentes. Vint ensuite la décision de mon géniteur de me propulser au haut de l'échelle, dès que l'âge adulte fut mien, dans l'optique même de laisser derrière lui une trace de sa présence à la source de ses biens. Souvent hors du pays pour les affaires, il alla jusqu'à me confier son entreprise pour toute la durée de l'un ses voyages. Jamais il n'aura récupéré sa place, puisqu'il décéda, lui aussi, de manière accidentelle, son bateau ayant heurté la coque blindée d'un navire pirate sur son chemin, par total hasard selon, une nouvelle fois, les documents officiels, l'impact ayant été suivi d'une fusillade de la part des forbans, qui tirèrent à balles perdues mais souvent dans la direction de mon père, allez savoir pourquoi. Les bougres eurent la chance de recevoir une aide mystérieuse et furent déculpabilisé, on ne sait comment. Je pris le soin de jeter un bouquet de fleurs sur la tombe du trépassé avant de recevoir l'héritage et de me trouver une première épouse. Encore une fois, une mort accidentelle, qui la condamna à succomber sous le piétinement d'un troupeau de génisses en furie, droguées par un total hasard ce jour-là, pour permettre aux quadripèdes d'être plus en forme, les rendant cependant plus agressives. La clôture du bétail éclata mystérieusement tandis que la victime sortait tout juste de sa demeure rurale, son amant lui ayant intimé, à la suite d'un rapport conflictuel, d'aller prendre séjour en campagne.
Mais au sommet de la réussite, un imprévu vint faire l'éloge funèbre de ma grandeur, trop longtemps laissée à ma guise, sans jamais personne pour la faire vaciller. Alors même que j'étais parvenu à monter une nouvelle organisation criminelle dans l'optique même d'étendre mon influence, tous mes comparses me prirent au dépourvu et me trahirent, sous l'égide d'un individu qui se présenta alors comme le frère de ma deuxième épouse, celle-là que j'avais envoyé dans le désert rechercher une tribu nomade identifiée par satellite, et qui s'était mystérieusement égaré, avec tout le groupe qui l'escortait, dans une tempête de sable prévue là quelques semaines auparavant, mais qui avait su trouver ses victimes démunies, puisque le cataclysme ne leur avait pas été indiqué. Des sauvages les aurait alors débusqué et massacré jusqu'au dernier, mon ex-femme ayant été la première cible de leur cruauté. Le salaud qu'était son frère, encore en deuil pour sa soeur bien-aimée, avait monté mes propres hommes contre moi, pour me renverser au seul instant où cela était possible, soit celui où je me devais de rester le plus discret possible.
Bientôt j'avais finis sur un tabouret instable, une corde autour du cou, et ma mère m'apparaissait là comme mon alter ego. Pourtant, je m'étais presque rangé du vice qui m'accablait. Ma dernière épouse avait su trouver un charme véritable, et, si une chose était regrettable en cet instant, ce fut de n'avoir pas assez profité du temps que j'eus passé en sa compagnie. Mais, trop fier que je fus, je n'accordai aucune faille aux traîtres qui voulaient mettre un terme à mes extravagances. Quand ils me demandèrent ce que j'aurais voulu réaliser avant de les quitter, ce que l'idée de mourir marquait en moi à cet instant, j'avais su trouver la manoeuvre idéal à leur présenter. De mon plein gré, tel un marquis déchu, j'avais dégagé le tabouret de mes pieds, pour me pendre seul. La douleur fut aussi soudaine qu'atroce, puisque la mort ne me prît pas sur le coup, comme pour se jouer de moi et me ridiculiser pour effacer tout mon prestige passé. Je profitai de cette opportunité pour, dans un rictus de douleur, lancer ma dernière remarque et graver dans leur mémoire l'image de ce qu'était un homme véritable, mon corps effectuant un mouvement de va-et-vient conséquent de ma chute soutenue par la corde.
- >> Vous voulez que je dise ?... regardez comme... comme je m'en balance...
Lutter ? A quoi bon ? Faire de la poussière un peu plus que du sable ? Le temps est une ordure que le sort défend, au grand dam de ses victimes. De toute manière, ma fin était certaine, alors, encore une fois, pour être moi, pour symboliser mon égoïsme, puisqu'après tout je n'ai jamais été fait que de moi, j'avais décidé de mourir par moi-même. Et j'eus osé croire qu'il n'y eut que rarement aussi belle et affreuse fin que celle que je leur avais offerte.
II - Ballek'attitude
- Pour une belle aux cheveux bruns, je ne suis pas mort. Pas seul. Elle m'emmerde. Qu'importe ma présence. Je voudrais bien crever en paix, moi. Tout est noir, et pourtant personne ne débarrasse le plancher. Je t'avais promis de grands voyages, eh bien je me casse, moi. C'est lâche, mais c'est tout moi. Encore une fois, qu'importe. Qu'importe les autres. Qu'importe moi-même, après tout. Qu'on me foute la paix, qu'on jette ma dépouille aux Océans, qu'on me laisse me faire bouffer par la poiscaille, qu'on détruise tous mes tableaux, qu'on bousille ma baraque, qu'on baise sur ma tombe, mais par-dessus tout, qu'on m'oublie. Merde, c'est beau. Mais ça n'est pas possible. Il y a l'autre, mon alter ego, paraît-il, que je regarde encore, qui pense à moi, qui semble me voir sans me voir, qui ressent ma présence, et qui défend quiconque de salir mon souvenir. Et l'imbécile que je suis semble vouloir la mettre en garde de tous ceux qui l'entourent, la traque dans ses moindres mouvements, s'extasie de la voir s'endormir, tandis qu'au dehors les cris de fantômes attaqués par ces monstres surgissent à tous les coins de rue. Il en est beaucoup qui meurent, mais il m'importe de prendre soin de ma mie. Peut-être qu'au fond ma vie n'a pas été qu'un continuel cycle d'infâmes actions lâches et perfides. D'ailleurs, cette époque où je fus le gardien des nuits de ma tendre fut aussi une longue remise en question. La principale interrogation qui me tracassait restait celle qui m'intriguait le plus : pourquoi n'étais-je pas hollow, mesquin que j'étais ?
Perdu dans le cercle infâme de la solitude et des idées que la muse infernale nous y apporte, je ne savais plus quoi penser, s'il fallait que je parte, que je reste ; que je voulusse que l'on se souvienne de moi, ou peut-être que l'on m'oublie. Tant et si bien que mon tracas n'eut bientôt plus d'importance. Mort, je n'avais que faire des soucis du vivant, je n'avais que faire du pareil de mon existence. Et pourtant, je continuai de fuir ces monstres dont on m'avait appris qu'ils étaient le résultat d'une mutation résultante de "mauvais" tourments. Alors peut-être restait-il en moi quelque chose d'humain, la trace d'un quelconque aspect bienveillant, ou, pourquoi pas, une tendre attention pour l'avenir des choses, ou encore, peut-être n'avais-je pas de quoi me faire de tourments.
Mes réflexions me portèrent bientôt à croire que si je n'étais pas nécessairement "bon", je n'en étais pas pour autant le plus vicieux de tous. En quelque sorte les gens savaient, de mon vivant, que j'étais un individu fort inconvenant, peu fréquentable, quelqu'un dont l'instabilité menaçait d'exploser à tout instant pour se permettre des actions pleines de fourberie. S'en fallait-il peu d'avouer que chacun savait à quoi s'attendre avec moi, et dans la représentation même de mon vice, j'alertai mon entourage de ma dangerosité. Il ne tenait qu'à mes proches alors de prendre garde. En un sens donc, j'étais mauvais mais honnête, donc bon par la rigueur. Et les coupables de mes propres crimes était mes victimes. Cette vision quelque peu paradoxale de ma personne me donnait du mérite, une fierté qui, au comble de ma fortune, ne m'intéressait pas, pour vrai. A avoir été trop glorieux, je ne voulais plus l'être. Convaincu cependant d'être une pièce à part dans le puzzle des destinées, je songeais à trouver une nouvelle place dans le monde. Vieille et sur un lit d'hôpital, après plus de trente ans de garderie harassante, ma femme voulait souffler sa dernière flamme et me rejoindre, et je ne voulais pas, pour n'être pas faible devant sa présence, qu'elle puisse me retrouver. Partir, encore une fois, s'annonçait comme une initiative de bonne augure.
Depuis longtemps j'avais eu ouïe de l'existence d'un au-delà, où vivaient toutes les âmes recueillies par les "shinigamis", une espèce soi-disant rédemptrice, qui voulait s'affirmer comme la finalisation de l'âme, soit l'aboutissement de sa réalisation. Le vent de leurs rumeurs, au murmure des autres morts, arrivait toujours aux mesures de mon audition. Il semblait nécessaire d'utiliser un intermédiaire pour se rendre à ce "paradis" qu'on appelait Soul Society, décors qui s'annonçait comme le refuge des âmes. Les shinigamis étant les seuls êtres aptes à permettre la traversée des âmes vers ce monde utopique, il fallait nécessairement en croiser tout du moins un spécimen, et ce n'était pas mince affaire, puisqu'ils n'étaient pas excessivement nombreux. Et puis, je n'avais que faire d'un quelconque paradis ou n'importe quelle autre connerie, je voulais juste me casser, alors pour que je ne trouvasse l'élan de motivation propice à faire des recherches, il fallait que je fusse l'objet d'un miracle. La flemmardise, le nihilisme dont j'étais victime n'avait jamais été enclin à me permettre d'entreprendre toute aventure que ce soit. Le monde dans tout son ensemble m'importait si peu qu'on eut put croire que j'étais aussi émotif qu'une pierre, usé, lassé de tout. Les prémisses de mon adhésion à l'esprit de la "Ballek'Attitude" se profilent à cet époque d'errance.
Une question toutefois persistait en moi. Plein d'orgueil que je fus toujours, et concédant sans scrupule que j'avais touché à la grandeur, je voulais découvrir ce qui avait tant guidé les hommes, cette idée qu'un être suprême ait pu donner l'existence à toute chose. Nous, humains, avions foi en la croyance qu'après la mort nous serions jugés par Dieu, que ce dernier ne pouvait être rencontré qu'à partir de l'instant où nous quittions notre enveloppe charnelle. Or ce ne fut pas le cas lors de mon dernier souffle. Si le mensonge quant au prétendu "jugement dernier" n'avait que la parure de l'hollowification en cas de vice trop affirmé, peut-être existait-il tout de même une entité supérieure au tout. Je considérai être en droit de la rencontrer, puisqu'on m'avait fait pour être au-dessus des autres. Persuadé d'être promis à quelque chose, j'imaginais obtenir le droit d'appel à la Grâce divine, ou quelque chose qui s'en rapproche. J'attendais les signes qui m'amèneraient à réaliser quelque chose de grand. Et du temps que je ne les avais pas, je ne voulais perdre de temps pour rien, ne pas entreprendre quelque chose inutile, quoique ce soit. Encore un des facteurs qui justifient mon désintérêt total envers toute chose. J'ai toujours attendu l'instant ou je pourrais trinquer avec l'éternel, à la santé de notre ego.
III - Hueco Mundo
- Les années défilèrent longuement, sans que je ne visse la moindre manifestation de shinigami, ni même celle d'un quelconque être capable de me présenter l'au-delà. Seulement des empreintes, qui n'eurent, au bonheur d'une flemme prononcée, aucun lieu d'enquête. Pourtant, les hollows ne manquaient pas. Toute une myriade de ces êtres avait pu défiler sous mes yeux, comme un diaporama morbide de massacres d'âmes vagabondes. Ceci dit, je n'avais eu à en découdre avec ces spécimens que de très rares fois. A l'époque, je ne su pas pourquoi. Aujourd'hui, j'ai conscience que, tentant de disparaître aussi bien que possible de l'oeil infâme du monde, j'eus probablement su étouffer mon reiatsu, suffisamment pour n'avoir pas à éclater ces affreux prédateurs. Leur quantité toujours croissante, me semble-t-il, aurait peut-être même pu me permettre de parfaire ma discrétion. Si mon Bankai avait fait éclat, je doute que cet effacement eut été possible, mais outre ceci, je garde de mes maniements subconscients une certaine fierté. Isolé au possible de toute activité, bientôt j'eus le sentiment de n'être plus qu'un ombre, et si j'avais gardé l'once d'un intérêt envers moi-même, il finit bientôt par ne plus paraître.
Englouti de spiritualité, plongé en moi-même comme au fond des abysses du caractère humain, plus rien au dehors ne su me tirer de mes méditations. Et pourtant, elles finirent par s'estomper. C'est qu'on m'en tira de la façon la plus originale qui soit, à l'instar d'un dragon qui, profondément endormi, voit arriver un imbécile de prince au désir de le pourfendre pour quelques gâteries trésorières dont sa caverne recèle. Le secret de mon éveil réside en mon compagnon depuis toujours, j'ai nommé mon zanpakutô. Sous l'égide d'un écho de voix stridente, il m'apparut un jour cette sombre silhouette, laquelle je présumai instinctivement être l'essence de cette cacophonie qui présidait un monde tout à fait bordélique, naît du désordre de mes états d'âme. Des dés gigantesques, présents ça et là, en bataille, se déplaçaient sous formes d'impact les uns contre les autres. Roses, rouges, blancs, noirs... On aurait cru qu'ils voulussent peindre quelque chose, une forme quelconque, tant le chahut qu'ils causaient scintillait de mille feux. Un seul restait immobile, et sur celui-ci se présentait debout l'âme de mon sabre. Une sorte d'hybride, mi-homme mi-lion, au pelage semblable à celui de son aspect félin, mais bien plus sombre toutefois que celui de ses acolytes. Comme s'il s'agissait d'un martyr que l'on avait traîné dans la boue, qui aurait lutté dans des ténèbres salissants, lesquelles lui auraient ôté toute sa splendeur, si jadis il rayonnait, pour le noircir de malheur.
Son hurlement me fît vaciller. Les yeux grands ouverts, il semblait menaçant, dangereux, sauvage, inapte à bâtir la moindre relation avec l'espèce que j'étais. Une myriade de frelons s'agitaient tout à son atour, comme pour sublimer son agressivité, la violence de sa réaction. Je me souviens encore lorsqu'il se posa à quatre pattes : j'eus l'impression qu'il se mettait en chasse. La cible étudiée, c'était moi. Attentif au moindre geste que je faisais, il paraissait capable de ne faire qu'une triste bouchée de mon faible corps, et sa masse imposante fit courir une goutte de sueur froide sur mon visage. La gorge serré, je n'eus pas osé le moindre mouvement, et je vis en son regard comme le son d'une cloche indiquant mon décès. Cette fois-ci, je me vis mourir réellement. Il me regarda longtemps, et bien que je fusse terrifié, je ne voulus pas l'indiquer. Je continuai de le regarder dans les yeux, aussi roide qu'un pieu, mais pas moins fragile. Lui me dardait de deux yeux perçants et agressifs, qui bientôt se plissèrent pour laisser un nouveau rugissement absoudre toute mon audace. Si j'avais su qu'à cette époque je n'étais tout simplement pas prêt à écouter ses mots, j'aurais très certainement eu moins d'inquiétude. En effet, il me fallut un certain temps pour ne plus confondre ce rugissement avec le cri d'humain qu'il lançait. Apeuré que je ne parvienne pas à l'entendre, le bougre n'était pas hotile, non : il était inquiet.
Lorsque je pus comprendre qu'il voulait que je puisse entendre son nom, je n'eus pas l'once d'une hésitation à le clamer haut et fort. Dès lors les frelons devinrent une merveilleuse coalition de papillons, roses pour la plupart, et mon interlocuteur s'apaisa, me laissant disparaître de son monde avec un sourire mesquin. S'ensuivit mon éveil et la découverte des premiers ravages qu'avait causé mon attaque shikai. Et les premiers ennuis de mon débordement. Des dégâts d'une telle envergure ne purent que provoquer l'attrait d'un nombre non négligeable de hollows. Stupéfait par leur présence et celle, nouvelle, d'un sabre entre mes mains, je ne pus dès lors entreprendre la destruction massive de leurs forces. La fuite ne fut pourtant pas une situation de bon augure, comme si l'on voulu me placer dans le plus beau pétrin du monde. Mon salut vint de mon propre zanpakutô qui prit le parti d'agir seul et de décimer les vagues successives de ces aberrations affamés qui désiraient faire de mon reiatsu leur festin. Acculé dans une ruelle masquée du Soleil, je ne vis bientôt plus que foule d'yeux rouges se précipitaient à mon encontre et disparaissant sous des gerbes de flamme les consumant, tandis que mes mains tremblaient de tous leurs doigts sous l'angoisse qu'était la mienne, puisque j'étais incapable de m'assurer la certitude de survivre face à cette quantité incalculable d'attaquants qui m'assiégeait.
Et puis, comme s'il s'agissait du boss et que j'étais le héros d'un jeu vidéo, un individu apparu, quelqu'un dont je ne pus immédiatement décrire la forme, mais qui semblait ne pas se soucier des hollows me submergeant. Moi qui, par habitude, savait me montrer froid comme une tombe, j'étais tout d'excitation victime, cette succession d'imprévus ayant su me déstabiliser comme un coup de marteau contre la coque d'un navire. Fragile, je ne sus à quoi m'attendre, si je devais considérer l'intrus comme une force adjacente ou son contraire, soit une puissance hostile à ma présence sur ces lieux. Un shinigami peut-être ? Je ne m'en souviens plus. A partir du moment où les dents cruelles et souriantes de l'inconnu firent jaillir une étincelle de lumière dans ce coin de ténèbres, je ne me souviens plus de rien, si ce n'est d'un sabre rugissant comme le Diable. Et que d'aventures depuis cet instant où cet arrancar qu'était Jeshin su me recueillir et mener aux siens.
Karakura Reitan'
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Reitan'- Azul Destrucción

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Re: Changement de personnage : Jeshin > Reitan'
Re-re-re bienvenu sur Bleach Ultimate!
Ton changement est validé, étant donné que le dernier date de 6 mois, tu perds 2 points de compétences et 400 stats.
Tu peux te logger sur ta fiche et répartir tes stats en utilisant ton nouveau pseudo, le mot de passe n'a pas changé.
Enjoy avec ce nouveau personnage!
Ton changement est validé, étant donné que le dernier date de 6 mois, tu perds 2 points de compétences et 400 stats.
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Le thème qui donne l'Abanane \o/

Kobayashi Aban- Vétéran
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